• Dans le noir

     

    lundi 27 Novembre 2017

     

    Coucou, cet article sera un peu sombre, enfin je sais pas... Mais désolée d'avance.

    Hier, j'ai acheté des chaussettes sushichats et un nouveau tee shirt Pink Floyd. J'étais super enthousiaste d'avoir des nouveaux trucs. Le soir, j'ai regardé un film qui date des années 40 je crois, "L'assassin habite au 21", un policier comme peut l'indiquer le titre, j'ai beaucoup aimé ce film. Et puis, l'heure du coucher est arrivée, j'étais là, dans le noir, des pensées son venues, comme ça, sans demander. J'ai pensé à moi, à mes proches, et a toute la violence et les meurtres, attentats de ce monde. J'ai repensé à mes chaussettes, et j'ai eu envie de pleurer, de me suicider, de partir. J'ai toujours eu beaucoup de mal avec tout de qui est la guerre et la déshumanisation. Pour moi, un humain est toujours conscient de ce qu'il fait, malgré son état d’esprit et ses valeurs. Il sait, même s'il fait un attentat pour sa "religion", que des dizaines de personnes mourront par sa faute. Il sait aussi que ce n'est pas commun de découper une petite fille et de la jeter dans un benne à ordures. Il sait qu'une vie est précieuse, et qu'elle ne doit pas être enlevée comme ça, si rapidement. J'ai repensé à tous ces policiers, Columbo par exemple. Les meurtriers ne sont jamais vraiment flippants, ils ont toujours une raison de tuer. Mais lorsque quelqu'un meurt, c'est tout un lieu, tout un univers qui se fige. Alors comment peut-on tuer sans conviction ? Nulle part on est en sécurité, car tout le monde a le pouvoir de retirer la vie s'il le souhaite, ne serais-ce que sa propre vie. Comment peut-on tuer en ayant conscience de tout ce qu'on enlève ? Chaque personne a vécu, chaque personne a connu la joie, la tristesse, le dégoût. Alors en sachant que c'est une personne comme soi que tu tue, comment peut on encore accepter le crime ? Je suis rentrée dans une boucle infinie, ou ma tête ne supporte plus toute cette déshumanisation. C'est à ce moment-là que j'ai repensé à mes chaussettes et à ma gaminerie, je ne comprenais plus la place qu'elles avaient en ayant conscience de tout le mal qu'il y avait autour de moi, comment continuer à vivre et à s'acheter des choses, à s'en réjouir ? C'est là qu'est tout le problème. Pour vivre, on doit oublier. Mais oublier en sachant que ça peut nous toucher nous, impossible. Le mal est présent, partout, où que tu sois, et les terroristes et meurtriers ne souhaitent qu'une chose ; être remarqués. Mais alors comment garder en mémoire tout ceux qui sont morts et pourtant continuer à vivre pour ne pas donner raison au mal ? Encore un boucle infernale. A ce moment-là, ma sœur allume la lumière. Tout va mieux. C'est l'espoir. 

    En fait, je ne sais pas moi-même comment interpréter mes pensées. Des fois il vaut mieux penser à soi, car si on meurt, on ne vit plus, on n'a pas le temps de pleurer sur le malheur qui nous arrive, c'est les autres qui pleureront. Même ça, je ne sais pas si c'est la meilleure chose à faire. Je ne veux pas vivre le jour comme si c'était le dernier, ça me pincerait le cœur et je retomberais dans la boucle. Je ne veux pas avoir peur, je vous jure. Pour l'instant, j'essaye de ne pas penser.

    Elbanga


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